Funny Games : Mario Kart Wii

30/04/2008
Le soleil pèse torride sur la banlieue ouest de Bari. Parmi les haciendas désolées si typiques de cette région mal partie économiquement, un lieu se distingue par son ovalité : la piste de karting de Mario Louchenko, ancien plombier ukrainien rangé des tuyaux, qui a enfin, la cinquantaine bedonnante bien sonnée, best replica watches réalisé avec son frère Luigi son rêve d'enfance : avoir sa piste de kart, et se la couler douce toute la journée en mangeant des tortis al funghi, au son des maracas. On le voit, le cadre est la principale force de ce dernier opus d'une série de gestion économique dont on se demande ce qui explique la longévité. Souvenez-vous qu'en sortant Mario Kart en 1992 sur SNES, Nintendo abattait sa dernière carte, sa dernière fantaisie. Le succès aidant, Shigeru Miyamoto abandonna son job de pizzaïolo au restoroute de la nationale Osaka-Okinawa, et réalisa son rêve en devenant game-designer à temps plein : s'en suivit une pléthore de simulateurs de chihuahuas coprophiles. On comprend mieux la profondeur scénaristique en regard de cette nature autobiographique du propos.


Les personnages habituels de la série reviennent évidemment : Donkey le clandestin éthiopien qui fait un videur redoutable, Yoshy le poney de Tchernobyl, Don Bowser, le torturé parrain de la Quattro Stagione, la mafia locale. Dans cet épisode on en apprendra plus sur les origines de Mario et Luigi, enfants de l'atome, et bien entendu ce que tous les fans attendent, replica watches uk sur le complexe triangle amoureux Mario-Luigi-Peach-Papy Champi, qui atteint une intensité rarement atteinte. Ainsi, lors d'une cinématique interactive d'une grande émotion, on saura enfin ce que signifiait la carapace bleue offerte par Papy Champi à Luigi lors de l 'épilogue du précédent épisode.


Le gameplay ne brise pas les canons de la série. Il s'agit toujours de jongler avec les pièces d'or pour gérer le cash-flow de la petite entreprise de karting sans déraper dans le rouge, et comme d'habitude rien n'est omis : fraude fiscale, blanchiment d'argent, travail au noir, il faut jouer serré pour échapper au nez et à la moustache des agents du fisc. Le porte-clef télécommandé fourni avec le jeu apporte bien une touche d'originalité : d'un clic on peut éteindre les lumières de la piste la nuit venue. Il faut parler des mini-jeux : comme d'habitude, le panel est varié... Jeu de l'oie sur la piste de kart, mini-golf à jet ski, jeu du docteur, recopiage de friend-code, on n'est pas près de s'ennuyer, sauf si on déteste les mini-jeux. Le mode collection est toujours présent au rendez-vous, et cette fois-ci c'est une sorte de best-off des épisodes précédents. La caravane de Mario se tranforme en caverne d'Ali Baba qu'on peut y entasser au fil du jeu des calendriers de Veline, des casquettes Ferrari à ailettes, des statuettes de Padre Pio en mascarpone, des bouchons de Grappa et de radiateurs de Fiat Punto...


Pour finir, on pourrait dire que Mario Kart Wii ressemble à une course de kart, le genre qu'au début on est tout fringuant et on fait son fier, mais il y a comme une carapace de tortue qui tombe du ciel, au bruit du flamenco. En somme, sous ses atours graphiques et sous son scénario aussi romancé qu'un plongeon de Pippo Inzaghi (personnage déblocable), l'expérience proposée par le patron de karting moustachu est prenante, mais au final à réserver aux fans de la gestion de karting en Andalousie.


Lord Flamekuche


 
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