Les joueurs de WoW, des no-life en puissance ?

14/03/2008
"J'en suis arrivé au point de penser que la plupart des MMO (mondes persistants) ont une valeur terriblement addictive et que, pour citer World of Warcraft, qui regroupe plus de 500 000 joueurs en France, ils sont ou vont devenir des "no life"." L'auteur de cette assertion étonnante, rolex replica tirée d'un chat organisé par Télérama, n'est autre que Michaël Stora, cofondateur de l'OMNSH et psychologue bien connu de ceux qui s'intéressent aux jeux vidéo (et même de ceux qui ne s'y intéressent pas).
Etonnante car même si WoW, comme tous les jeux en ligne, incite à un investissement en temps plus soutenu que ses campagnons solos, on serait mal inspiré d'en déduire que tous ceux qui s'y adonnent sont condamnés à la perte de toute vie sociale. En effet, les sociologues mettent en évidence que jouer pendant de longues sessions (5 à 8 heures par jour, par exemple) n'induit pas forcément une addiction mais reflète surtout un rythme de vie sociale passager marqué par de grandes plages de temps libre (lycéens, étudiants, chômeurs, travailleurs à temps partiel...).
Et puis, qu'est-ce qui est le plus aliénant ? Jouer pendant 8 heures à World of Warcraft ou assumer un job de télé-opérateur ou d'ouvrier à la chaîne ?
Enfin, cette déclaration est d'autant plus surprenante que Michaël Stora est connu pour sa croyance dans les vertus "auto-thérapeutiques" des jeux, comme le suggère sa réponse sur la violence : "Il y a pour moi une utilité dans la violence des jeux vidéo, fake rolex watches car à l'inverse de ce que l'on croit, le jeu vidéo ne fonctionne pas comme un punching ball numérique, mais comme un lieu où il y a des limites et des règles créées par le "père programmeur"." Au nom de quoi World of Warcraft, lui, ne serait-il pas auto-thérapeutique alors ?
En réalité, la réponse se trouve peut-être plus loin : le psychologue va ouvrir un centre spécial "la clinique du virtuel" à Paris pour traiter "ces jeunes accrocs aux jeux en ligne", la principale clientèle visée. La présentation de l'établissement, extraite d'un article du Monde, est bien sûr digne d'un paradis ou cauchemar SF (c'est selon !) : écran géant, accès à toutes les consoles du marché et... ateliers de création avec des apprenti-game designer de l'ENJMIN. De quoi faire d'une pierre deux coups...
Si l'utilisation des jeux à des fins thérapeutiques est très intéressante, nécessitait-elle pour autant l'ouverture d'un établissement dédié ? Ce n'est manifestement pas l'avis de Marc Valleur, chef du service toxicologie à l'hôpital Marmottan : "On obtient de très bons résultats au bout de quelques séances d'accompagnement familial et psychologique, il n'y a pas besoin d'une structure si lourde". Il n'est pas exclu de penser que l'ouverture d'une clinique spéciale ouvre un nouveau marché : le"traitement lourd" et para-médical des joueurs accrocs et dessine un nouveau cap, historique : les jeux en ligne sont pathogènes. Et si c'était le retour de notre bonne vieille Orange mécanique ?


Tony Fortin


 
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